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Sven Robinson demande à Fox l’amnistie pour les prisonnières et prisonniers en grève de la faim (La Jornada, 18 juin)

Lettre à mon père, prisonnier politique (envoyé à la Jornada et publiée le 14 juin)

Lettre du Comité chrétien pour les droits humains en amérique latine (CCDHAL, 13 juin)

Lettre d'appui à l'appel de solidarité du FODEG (12 juin)

Mexique : Appel d’urgence à la solidarité des Québécoises et Québécois (Éric Tremblay, 11 juin)

Mexique: Lutte pour la libération des prisonnières et prisonniers politiques (Éric Tremblay, 1er juin).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre d'appui à l'appel de solidarité du FODEG (12 juin)

Cet appel de solidarité avec les prisonnierÈREs politiques mexicianEs est super urgent. Faut-il rappeler le lien avec les luttes actuelles conte la Zone de Libre Échange des Amériques... Les prisonniÈREs politiques sont, pour la grande majorité, des militantEs des communautés indigènes et paysannes qui luttent pour l'amélioration de leurs conditions de vie qui se détériorent de jour en jour avec l'application des politiques néolibérales et les

ajustements structurels imposés par le FMI et mis en place avec grand plaisir par le gouvernement mexicain. Avec ces politiques et ces mesures sociaux-économiques, vient la présence de plus en plus marquée et violente de l'armée mexicaine et des paramilitaires dans les communautés du sud du pays (Chiapas, Oaxaca, Guerrero, Michoacan, etc.) L'intimidation, le pillage, les agressions sexuelles, le harcèlement, etc., font parti de la vie quotidienne.

La vie à la campagne est chaque jour plus impossible. Pour respecter ses engagements envers le FMI et le l'Accord de Libre Échange Nord Américain (et aussi parce que ça fait son affaire...), le gouvernement mexicain a, depuis 1994, réduit considérablement les ubsides à l'agriculture et les programmes sociaux. Le Mexique importe actuellement une grande partie de la nourriture de base (entre autres le maïs) des États-Unis (et dire que le maïs est une plante indigène mexicaine...). De plus en plus de paysanNEs et d'indigènes migrent vers Mexico (la capitale) pour grossir, mais la masse des travailleuses et des travailleurs informels qui sont victimes de harcèlement ou alors tente leur chance vers les États-Unis. Plusieurs centaines de ces migrantEs meurent chaque année en tentant de traverser la frontière (15 la semaine dernière...).

Avec la crise économique et la mise en marche du Plan Puebla Panama (une cinquantaine de communauté de Monte Azul, dans la Sierra Lacandona, au Chiapas sont présentement menacées d'expulsion pour la mise en oeuvre du corridor biologique, partie intégrante du Plan Puebla Panama, puis, éventuellement, de la ZLEA), la situation se détériore. C'est vraiment incroyable qu'un pays aussi riche en ce qui concerne ses richesses naturelles (troisième mondialement pour la diversité biologique) et ses richesses cultuelles en soit rendu à une situation de misère aussi extrême. Croyez-moi, il y aurait de quoi dans ce pays pour nourrir tout le monde... Cette situation intenable est directement reliée aux politiques néolibérales, entre autres, les privatisations massives (l'Argentine, ça vous dit quelque chose?) et une économie orientée vers l'exportation (maquiladoras, agroindustries, biopiraterie, etc.).

Les prisonniÈREs politiques au Mexique luttent contre cette situation extrême. PlusieurEs d'entre elles-eux sont des personnes qui ont décidé de donner leur vie pour faire de l'alphabétisation et du travail social dans les communautés. Plusieurs sont actuellement en grève de la faim pour exiger leur libération. Elles ont été torturées et forcées à signer des fausses déclarations de culpabilité. Certaines d'entre elles se trouvent dans un état de santé critique après 30 ou 50 jours de grève de la faim. Leur vie est en danger, mais elles n'abdiqueront pas, la lutte est trop importante à leurs yeux pour arrêter à cause de leur situation personnelle précaire.

La majorité des États ont voté pour une lois d'amnistie pour les prisionnierÈREs politiques. La prochaine étape est au niveau fédéral. Pour que cette loi d'amnistie passe, la pression nationale et internationale est essentielle. La lutte au niveau nationale est bien entamée. Des groupes d'appuis, composé en majorité de gens des communautés, viennent à Mexico sur le pousse (ils n'ont évidemment pas d'argent), campent sur la place centrale dans des conditions difficiles (ils mangent de ce que la population veut bien leur donner...) et font pression sur les autorités fédérales.

Le président Fox, qui se prétend être un grand démocrate, serait certainement sensible à des manifestations d'appui internationales. Toute forme d'action qui pourrait être publicisée dans les journaux mexicains (et si des actions sont entreprises, elles seront publicisées) seraient les bienvenues. Ce serait une façon concrète de lutter contre les injustices liées au néolibéralisme et à l'ALENA et et qui iront en s'empirant avec la ZLEA (la militarisation et la"maquilarisation" du sud-est du pays est déjà bien entamée).

Si jamais des telles actions de solidarité sont entreprises, s'il vous plaît, envoyez les détails et des photos à l'adresse électronique indiquée par Éric.

Pour votre solidarité, merci.

M. G.